lundi 6 décembre 2010
Voici la grande vérité universelle : l’argent est tout.
L’argent est gouvernement, loi, pouvoir. Il est fondamentalement subsistance. Mais en plus, il est l’Art, la Philosophie et la Religion. Rien ne se fait sans argent ; on ne peut rien sans argent. Il n’y a pas de relations personnelles sans argent. Il n’y a pas d’intimité sans argent et même le choix de la solitude en dépend.
Mais la relation avec cette “vérité universelle” est contradictoire : la majorité des gens ne veulent pas de cet état de fait. Ainsi, sommes-nous face à la tyrannie de l’argent. Une tyrannie qui n’est pas abstraite car elle a un nom, des représentants, des exécutants et des procédés indubitables.
Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’économies féodales ni d’industries nationales, ni même d’intérêts de groupements régionaux. Aujourd’hui il s’agit, pour ces survivants historiques, d’accommoder leurs biens aux impératifs du capital financier international. Un capital spéculateur qui se concentre mondialement de façon progressive. Même l’Etat national a besoin de crédits et d’emprunts pour survivre. Tous mendient l’investissement et fournissent des garanties pour que la banque assume les décisions finales. Le temps où les entreprises elles-mêmes, ainsi que les campagnes et les villes, deviendront la propriété incontestable de la banque va bientôt arriver. De même qu’arrivera le temps du Para-Etat, temps où l’ancien ordre sera anéanti.
Parallèlement, l’ancienne solidarité disparaît. En définitive, il s’agit de la désintégration du tissu social et de l’apparition, malgré la pénurie générale, de la déconnexion et l’indifférence entre des millions d’êtres humains. Le grand capital domine non seulement l’objectivité par le contrôle des moyens de production, mais aussi la subjectivité par le contrôle des moyens de communication et d’information. Dans ces conditions, le grand capital peut disposer, à son gré, des ressources matérielles et sociales, dégradant la nature irrémédiablement et écartant progressivement l’être humain. Pour cela, il dispose de technologies suffisantes. Et de même qu’il a vidé de sens les entreprises et les Etats, il en vide aussi la Science, la transformant en technologie produisant la misère, la destruction et le chômage.
Les humanistes n’ont pas besoin de beaucoup d’arguments pour étayer le fait qu’aujourd’hui le monde dispose de conditions technologiques suffisantes pour résoudre, en peu de temps, les problèmes touchant de vastes régions, à savoir : le plein emploi, l’alimentation, la salubrité, le logement et l’instruction. Si rien n’est fait dans ce sens, c’est tout simplement que la spéculation monstrueuse du grand capital l’en empêche.
Le grand capital, ayant épuisé l’étape de l’économie de marché commence à imposer sa discipline à la société pour affronter le chaos que lui-même a produit. Face à une pareille irrationalité, ce ne sont pas les voix de la raison qui se lèvent dialectiquement mais plutôt les plus obscurs racismes, fondamentalismes et fanatismes. Et si ce néo-irrationalisme vient à diriger des régions et des collectivités, la marge d’action des forces progressistes s’amenuisera de jour en jour. Par ailleurs, des millions de travailleurs ont déjà pris conscience aussi bien des irréalités du centralisme étatique que de l’hypocrisie de la démocratie capitaliste. Ainsi, les ouvriers se dressent contre leurs dirigeants syndicaux corrompus, tout comme les peuples remettent en question leurs partis politiques et leurs gouvernements. Mais il faut donner une orientation à ces phénomènes qui, autrement, s’enliseront dans des actes spontanés sans aucune continuité. Il faut débattre au sein du peuple des thèmes fondamentaux concernant les facteurs de production.
Selon les humanistes, les facteurs de production sont le travail et le capital. La spéculation et l’usure sont en trop. Dans la situation actuelle, les humanistes luttent pour que la relation absurde qui a existé entre ces deux facteurs soit totalement transformée. Jusqu’à ce jour, on a imposé que le profit revienne au capital et le salaire au travailleur, justifiant un pareil déséquilibre par le “risque” assumé par l’investissement... comme si chaque travailleur ne mettait pas en jeu son présent et son avenir soumis aux aléas du chômage et de la crise ! Mais la gestion et le pouvoir de décision à l’intérieur de l’entreprise sont également en jeu : le profit non destiné au réinvestissement dans l’entreprise, non destiné à son expansion ou à sa diversification, dérive vers la spéculation financière. Le profit qui ne crée pas de nouvelles sources d’emploi dérive aussi vers la spéculation financière. Par conséquent, les travailleurs doivent orienter leur lutte pour obliger le capital à un rendement productif maximum. Mais ceci ne pourra pas se réaliser sans le partage de la gestion et de la direction. Comment éviter autrement les licenciements massifs, la fermeture et le vide généré dans les entreprises ? Car le préjudice majeur réside dans le sous-investissement, la faillite frauduleuse, l’endettement forcé et la fuite des capitaux, et non pas dans les bénéfices résultant de l’augmentation de la productivité. Et si on insistait pour que les travailleurs confisquent les moyens de production suivant les enseignements du XIXe siècle, il faudrait alors tenir compte du récent échec du socialisme réel.
Quant à l’objection : “encadrer le capital, comme est encadré le travail, produit sa fuite vers des lieux et des zones plus profitables”, on peut répondre : ceci ne se produira plus très longtemps, puisque l’irrationalité du schéma actuel mène ce capital à sa saturation et à la crise mondiale. Cette objection, outre sa totale immoralité, ignore le processus historique du transfert du capital vers la banque. Par ce transfert, le chef d’entreprise lui-même devient un employé sans pouvoir de décision, à l’intérieur d’un circuit dont l’autonomie n’est qu’apparente. Par ailleurs, au fur et à mesure que la récession s’accentuera, les chefs d’entreprises commenceront eux aussi à prendre en considération ces différents éléments.
Les humanistes ressentent la nécessité d’agir non seulement dans le domaine du travail, mais aussi dans le domaine politique pour empêcher que l’Etat ne soit un instrument du capital financier mondial et pour obtenir que la relation entre les facteurs de production soit juste et pour rendre à la société son autonomie accaparée.
Mais la relation avec cette “vérité universelle” est contradictoire : la majorité des gens ne veulent pas de cet état de fait. Ainsi, sommes-nous face à la tyrannie de l’argent. Une tyrannie qui n’est pas abstraite car elle a un nom, des représentants, des exécutants et des procédés indubitables.
Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’économies féodales ni d’industries nationales, ni même d’intérêts de groupements régionaux. Aujourd’hui il s’agit, pour ces survivants historiques, d’accommoder leurs biens aux impératifs du capital financier international. Un capital spéculateur qui se concentre mondialement de façon progressive. Même l’Etat national a besoin de crédits et d’emprunts pour survivre. Tous mendient l’investissement et fournissent des garanties pour que la banque assume les décisions finales. Le temps où les entreprises elles-mêmes, ainsi que les campagnes et les villes, deviendront la propriété incontestable de la banque va bientôt arriver. De même qu’arrivera le temps du Para-Etat, temps où l’ancien ordre sera anéanti.
Parallèlement, l’ancienne solidarité disparaît. En définitive, il s’agit de la désintégration du tissu social et de l’apparition, malgré la pénurie générale, de la déconnexion et l’indifférence entre des millions d’êtres humains. Le grand capital domine non seulement l’objectivité par le contrôle des moyens de production, mais aussi la subjectivité par le contrôle des moyens de communication et d’information. Dans ces conditions, le grand capital peut disposer, à son gré, des ressources matérielles et sociales, dégradant la nature irrémédiablement et écartant progressivement l’être humain. Pour cela, il dispose de technologies suffisantes. Et de même qu’il a vidé de sens les entreprises et les Etats, il en vide aussi la Science, la transformant en technologie produisant la misère, la destruction et le chômage.
Les humanistes n’ont pas besoin de beaucoup d’arguments pour étayer le fait qu’aujourd’hui le monde dispose de conditions technologiques suffisantes pour résoudre, en peu de temps, les problèmes touchant de vastes régions, à savoir : le plein emploi, l’alimentation, la salubrité, le logement et l’instruction. Si rien n’est fait dans ce sens, c’est tout simplement que la spéculation monstrueuse du grand capital l’en empêche.
Le grand capital, ayant épuisé l’étape de l’économie de marché commence à imposer sa discipline à la société pour affronter le chaos que lui-même a produit. Face à une pareille irrationalité, ce ne sont pas les voix de la raison qui se lèvent dialectiquement mais plutôt les plus obscurs racismes, fondamentalismes et fanatismes. Et si ce néo-irrationalisme vient à diriger des régions et des collectivités, la marge d’action des forces progressistes s’amenuisera de jour en jour. Par ailleurs, des millions de travailleurs ont déjà pris conscience aussi bien des irréalités du centralisme étatique que de l’hypocrisie de la démocratie capitaliste. Ainsi, les ouvriers se dressent contre leurs dirigeants syndicaux corrompus, tout comme les peuples remettent en question leurs partis politiques et leurs gouvernements. Mais il faut donner une orientation à ces phénomènes qui, autrement, s’enliseront dans des actes spontanés sans aucune continuité. Il faut débattre au sein du peuple des thèmes fondamentaux concernant les facteurs de production.
Selon les humanistes, les facteurs de production sont le travail et le capital. La spéculation et l’usure sont en trop. Dans la situation actuelle, les humanistes luttent pour que la relation absurde qui a existé entre ces deux facteurs soit totalement transformée. Jusqu’à ce jour, on a imposé que le profit revienne au capital et le salaire au travailleur, justifiant un pareil déséquilibre par le “risque” assumé par l’investissement... comme si chaque travailleur ne mettait pas en jeu son présent et son avenir soumis aux aléas du chômage et de la crise ! Mais la gestion et le pouvoir de décision à l’intérieur de l’entreprise sont également en jeu : le profit non destiné au réinvestissement dans l’entreprise, non destiné à son expansion ou à sa diversification, dérive vers la spéculation financière. Le profit qui ne crée pas de nouvelles sources d’emploi dérive aussi vers la spéculation financière. Par conséquent, les travailleurs doivent orienter leur lutte pour obliger le capital à un rendement productif maximum. Mais ceci ne pourra pas se réaliser sans le partage de la gestion et de la direction. Comment éviter autrement les licenciements massifs, la fermeture et le vide généré dans les entreprises ? Car le préjudice majeur réside dans le sous-investissement, la faillite frauduleuse, l’endettement forcé et la fuite des capitaux, et non pas dans les bénéfices résultant de l’augmentation de la productivité. Et si on insistait pour que les travailleurs confisquent les moyens de production suivant les enseignements du XIXe siècle, il faudrait alors tenir compte du récent échec du socialisme réel.
Quant à l’objection : “encadrer le capital, comme est encadré le travail, produit sa fuite vers des lieux et des zones plus profitables”, on peut répondre : ceci ne se produira plus très longtemps, puisque l’irrationalité du schéma actuel mène ce capital à sa saturation et à la crise mondiale. Cette objection, outre sa totale immoralité, ignore le processus historique du transfert du capital vers la banque. Par ce transfert, le chef d’entreprise lui-même devient un employé sans pouvoir de décision, à l’intérieur d’un circuit dont l’autonomie n’est qu’apparente. Par ailleurs, au fur et à mesure que la récession s’accentuera, les chefs d’entreprises commenceront eux aussi à prendre en considération ces différents éléments.
Les humanistes ressentent la nécessité d’agir non seulement dans le domaine du travail, mais aussi dans le domaine politique pour empêcher que l’Etat ne soit un instrument du capital financier mondial et pour obtenir que la relation entre les facteurs de production soit juste et pour rendre à la société son autonomie accaparée.
mercredi 27 janvier 2010
Le Forum Social Mondial fête ses dix ans

La dixième édition du Forum social mondial s'est ouverte lundi 25 janvier au stade Gigantiño. Jusqu'au 29 janvier, les participants analyseront les avancées de la droite en Amérique latine, en dépit de l’apparition et de la consolidation de plusieurs gouvernements populaires et de gauche ; la défense des causes sociales par la mobilisation ; les conséquences du séisme dévastateur qui a frappé Haïti et les défis auxquels devra faire face le FSM au cours des prochaines années à venir.
Lors de la journée d’ouverture, le dirigeant du Movimiento de los Trabajadores Rurales Sin Tierra (Mouvement des paysans sans terre), Joao Pedro Stédile, a fait remarquer que « nous vivons toujours sous l’hégémonie totale du capital et il est nécessaire que nous y mettions fin ».
L’entrepreneur Oded Grajew, un des initiateurs du FSM, a appelé à la mobilisation pour que les propositions du Forum deviennent des politiques publiques. Il a également fermement insisté sur la nécessité d'un changement dans les consciences individuelles, et de mettre en place une collaboration entre les organisations qui travaillent pour que puisse se réaliser un autre monde.
L’inauguration du FSM, comme lors des éditions passées, a été célébrée par le traditionnel défilé dans les rues principales de Porto Alegre. Quelques dizaines de milliers de personnes y ont participé, ayant à leur tête les représentants de diverses croyances religieuses d’origine africaine qui, vêtus de blanc, ont guidé le cortège.
Le FSM durera une semaine au cours de laquelle plus de 600 activités sont prévues. Elles porteront sur plusieurs thèmes comme la préservation de l’environnement, l’opposition aux produits transgéniques, la préservation du pétrole brésilien, la lutte pour l’État palestinien, la liberté religieuse, ou encore la liberté sexuelle.
Haïti : 400 000 personnes à déplacer hors de Port-au-Prince

Haïti se prépare à déplacer massivement les survivants du séisme de la semaine passée. Quelque 400 000 personnes seront installées dans des camps en dehors de la capitale. Les secouristes se focalisent désormais sur l’assistance aux survivants. Quant aux États-Unis, ils concentrent maintenant leurs efforts à remettre sur pied le port principal d’Haïti.»
jeudi 21 janvier 2010
200.000 morts possibles à Haïti ; 1,5 millions de personnes sans foyer

Selon le Programme Mondial Alimentaire, cent mille personnes ont reçu de la nourriture à Port au Prince ce lundi, ce qui ne représente qu'une petite partie des trois millions de personnes qui ont besoin d’assistance. Jusqu'à présent, tous les efforts d'aide se sont concentrés sur Port au Prince, tandis que les habitants des zones périphériques comme Carrefour et Léogane sont toujours livrés à eux-mêmes. Une importante pénurie de combustible complique aussi la tâche des secours. Tandis que beaucoup d'haïtiens s'enfuient à la campagne, des centaines de familles sans foyer se sont établies dans un campement provisoire sur la place Saint-Pierre, du quartier Pétionville de Port au Prince.
Les forces militaires des États-Unis ont le contrôle du seul aéroport de Port au Prince et elles ont été critiquées pour avoir fait dévier plusieurs avions apportant de l'aide. L'organisation Médecins Sans Frontières a dénoncé le refus d'atterrissage adressé à cinq de ses avions transportant équipement et approvisionnement chirurgicaux, qui ont du se poser à Saint-Domingue, en République Dominicaine. Les forces américaines ont aussi fait faire demi-tour à un avion d'aide français qui amenait un hôpital de campagne. Le Président vénézuélien Hugo Chavez a accusé au Président Barack Obama de militariser l'aide à Haïti: "Monsieur Obama, envoyez des hôpitaux de campagne au lieu d'envoyer tant de soldats, pour quoi faire tant de soldats avec mitrailleuses et fusils. Médecins, infirmiers, infirmières, hôpitaux, équipements médicaux, envoyez-les, généreusement ".
Lors d'un voyage effectué à Port au Prince, la Secrétaire d'État Hillary Clinton a présenté la réponse des États-Unis: "Je veux assurer le peuple d’Haïti du fait que les États-Unis sont leur ami, partenaire et défenseur, et que nous travaillerons avec son gouvernement sous la direction du Président Préval pour aider dans tout ce que nous pourrons".
Le Président haïtien Préval s'est rendu lundi à Saint-Domingue pour y tenir une réunion d'urgence au sujet du financement des efforts de récupération. Le Président dominicain Leonel Fernández a affirmé que la reconstruction d’Haïti coûterait au moins dix milliards de dollars durant les cinq prochaines années. Pendant ce temps, dimanche, le Secrétaire Général de l'ONU, Ban Ki-moon se rendait à Port au Prince. Il déclara que "ceci n'a pas de précédents. Il s'agit d'une des catastrophes naturelles des plus importantes et graves des dernières décennies. Pour les Nations Unies, elle représente la plus grande perte individuelle dans l'histoire de son organisation. Cela aggrave réellement tout".
Les témoignages de personnes qui ont survécu après avoir été ensevelis pendant des jours continuent à susciter de l'espoir. Vendredi, une équipe de télévision australienne a aidé des sauveteurs à dégager une fillette de dix-huit mois, nommée Winnie. L'équipe de télévision et les sauveteurs ont déplacé les décombres un à un pour arriver jusqu'à Winnie, qui était bloquée sous une maison qui s'était effondrée. L'enfant a été trouvé grâce aux pleurs que des voisins ont entendu. Une fois dégagée, elle a été recueillie par son oncle, Franz; les parents de l'enfant étant morts dans le séisme. Deiby Celestino qui a joué un rôle important dans le sauvetage de Winnie a déclaré: "C'est une héroïne parce qu'elle a lutté pendant trois jours. Elle est encore en vie. Ça a été une grande expérience, et l'homme qui est là, est celui qui l'a réellement sauvée, pas moi".
mercredi 20 janvier 2010
La marche vers un monde sans guerre vient de commencer

Dans le même paysage montagneux qui entoure le Parc d'Étude et de Réflexion de Punta de Vacas dans lequel, il y a plus d'un an, a eu lieu le lancement du projet de parcourir la planète dans une Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence, environ deux cents membres du mouvement social humaniste Monde sans Guerres se sont réunis le 4 janvier pour évaluer les résultats de cette marche dont le point culminant avait été célébré deux jours plus tôt au même endroit, au pied du Mont Aconcagua.
Parmi les conclusions les plus marquantes, les participants - dont certains ont fait partie de l'équipe qui a parcouru les 93 pays à travers lesquels est passée la Marche - ont soutenu que celle-ci s'était pleinement justifiée étant donné les grandes souffrances dont souffrent les êtres humains dans le monde entier, produites par les diverses formes de violence exercées sur les populations et des nombreux conflits de guerre. De plus, dans leurs divers témoignages, les marcheurs exprimaient que cette expérience avait changé leur vie dans un sens positif.
L'adhésion à la Marche Mondiale de centaines de milliers de personnes et de personnalités influentes dans différents domaines et de diverses nationalités en a constitué l'une des réussites les plus importantes, puisque chacune d'elles est une voix qui s’ajoute à la pression qu'il faut exercer sur les gouvernements et les institutions responsables des guerres et de la course à l'armement croissant. Par ailleurs, le passage de la Marche par des centaines de villes sur les cinq continents et les préparatifs préalables à son arrivée, ont donné lieu à la naissance d’innombrables projets et activités relatives à la sensibilisation à la paix et à la non-violence. Plusieurs d’entre eux continueront à se développer et à grandir encore après la fin de la Marche. Soulignons aussi l'engagement de nombreux gouvernements locaux, qui en plus de l'appui donné lors du passage des marcheurs, se sont engagés chacun à inclure dans les programmes d’enseignement des matières qui promeuvent la culture de la paix et l'apprentissage de la méthodologie de la non-violence.
Le travail en réseau qui s’est fait avec plus de deux mille organisations qui se sont ajoutés à la Marche Mondiale a aussi porté ses fruits, notamment de nouveaux projets appuyant une campagne visant à la sensibilisation et à l'engagement des gouvernements du monde pour la "Charte pour un Monde sans Violence" dont l’origine vient du Sommet permanent des Prix Nobel de la Paix; ainsi que l'adhésion de nouveaux maires au groupe de "Maires pour la Paix", une organisation créée par le maire d’Hiroshima et dont le but est l'abolition des armes nucléaires d’ici 2020. Pol D'Huyvetter, le Secrétaire mondial de l'organisation, présent à la réunion, a fait une déclaration affirmant que "de même que ‘Monde sans Guerres’ ne pourra pas mettre fin aux guerres en agissant seul, ‘Maires pour la Paix' ne pourra pas non plus obtenir l'abolition nucléaire sans aide".
Les membres de Monde sans Guerre réunis à Punta de Vacas, ont aussi abordé des sujets relatifs à la réorganisation du mouvement social, une tâche nécessaire pour augmenter le nombre de ses membres et donc accroître leur influence dans le monde. Ils ont ainsi redéfini ses objectifs en insistant sur ceux favorisant la création d'une sensibilisation planétaire non-violente. L'organisme se composera de deux types de membres se distinguant entre ceux qui assument des engagements et des tâches, et les adhérents ou sympathisants. Il a été convenu que les premiers seront ceux qui moyennant un quota annuel fixé dans chaque pays, financeront les besoins de base nécessaires à l'existence de l'association.
Quant à l'avenir, les participants ont discuté de près d’une centaine de projets qui ont été recueillis et dont quelques-uns sont déjà en cours, et de l’importance d’assurer la continuité des réalisations obtenues par la Marche Mondiale. Une marche mondiale virtuelle, une fédération de Villes Non Violentes, le Réseau de Scientifiques pour le Désarmement ou une initiative pour rendre transparents les apports que les hommes politiques reçoivent de la part des entreprises qui fabriquent et vendent de l’armement, font partie des idées et des actions.
La présence de Raphaël de la Rubia, fondateur de "Monde sans Guerres" et coordonnateur mondial de la Marche a suscité beaucoup d'émotion et déclenché des applaudissements prolongés en reconnaissance de la forte impulsion qu'il a donné au mouvement grâce à son idée de la Marche Mondiale et sa participation ininterrompue à celle-ci, depuis son commencement en Nouvelle-Zélande jusqu'à sa fin en Argentine.
La Communauté pour le Développement Humain lance la campagne « 10000 bénévoles pour la Non-violence active »

La campagne débutera officiellement le 21 janvier prochain et se terminera le 21 juin 2010. Son but est de sensibiliser le public à la nécessité de mettre en pratique la conduite de la non-violence active partout dans le monde et dans tous les domaines. La campagne a pour objectif de trouver 10000 personnes disposées à s’engager dans une formation qui leur permettra ensuite de pratiquer la non-violence active dans leur propre environnement quotidien.
Les six points qui caractérisent le Nouvel Humanismes et auquel doivent adhérer les bénévoles pour pouvoir ensuite participer à cette campagne :
L’être humain comme valeur et préoccupation centrale ; respect du principe d’égalité pour tout être humain ; reconnaissance de la diversité culturelle et personnelle ; développer une conscience allant au-delà de ce qui est communément accepté comme vérité absolue, favoriser la liberté de pensée et des croyances, ainsi que le refus de toutes les formes de violences ou discriminations.
Environ 1000 personnes en provenance du monde entier ont participé à la rencontre qui avait lieu au Centre d’Etude et de Réflexion Punta de Vacas (Argentine). Cet événement comprit une présentation de la nouvelle édition du Livre de la Communauté et du nouveau site Internet qui sera l’outil de travail principal pour la Communauté.
mardi 5 janvier 2010
LE MONDE A VIBRE AU COULEURS D 'UNE CONSCIENCE DE PAIX ET DE NON VIOLENCE

















Nous avons de part notre foi,notre abnégation,notre courage et notre force donné vie a la Marche Mondiale pour la Paix et la Non Violence.NOUS avons traversés le Monde du Nord au Sud de l'Est a l'Ouest en passant par le Centre.réunissant ainsi les hommes et les femmes de toutes les couleurs de toutes les cultures pour un Monde Sans Guerre et Sans Violence, pour une Convergence des Cultures.
Tous unis Blancs, Jaunes, Rouges, Métisses et Noirs avec nos différences nous avons montrés que la PAIX n'a pas de Couleur, pas de Culture ni de Langue.
lundi 4 janvier 2010
Acte massif de clôture de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence

Après avoir parcouru 200.000 km, l’équipe internationale de la Marche est arrivée au Parc d’Etude et de Réflexion Punta de Vacas, en Argentine. Près de 20.000 personnes ont écouté les témoignages de l’équipe internationale qui a parcouru la planète en demandant le désarmement nucléaire. Se sont exprimés des Marcheurs de chaque continent.
Cette première Marche Mondiale a été « la plus grande manifestation planétaire pour la Paix et la Non-violence qu’ait connu l’histoire » ont déclaré ses organisateurs. Au cours de cet acte se sont exprimés les marcheurs qui ont parcouru le monde pour diffuser les propositions de la campagne. L’événement a débuté à 18 heures par un témoignage de Rafaël de la Rubia : cette marche est un effet de démonstration annonçant d’autres grandes actions transformatrices de l’humanité a déclaré le porte-parole international de cette Marche, dans son discours de clôture prononcé à l’endroit même où cette initiative fut lancée en novembre 2008 lors du Symposium du Centre Mondial d’Etudes Humanistes.
Des centaines de milliers de personnes ont participé à cette Marche ainsi que plus de 3000 organisations et un groupe de près de 100 marcheurs qui ont intégré les équipes réalisant les différents parcours Intercontinental, Moyen-Orient, Balkans et Afrique du Sud-Ouest. La Marche est passée par plus de 400 villes, 90 pays et a parcouru plus de 200 000 kilomètres en 93 jours.
Au cours de leur périple les marcheurs ont été reçus par le Secrétaire Général de l’Onu - Ban Ki-Moon -, par des Prix Nobel, des présidents, des chefs de gouvernements, des parlementaires et des centaines de maires. Mais ils ont été aussi accueillis par les populations avec des manifestations massives, comme par exemple au Chili avec un concert pour la paix rassemblant 80 000 jeunes ou aux Philippines avec le symbole vivant de la paix formé par 12000 écoliers.
Quant au quotidien des marcheurs, ils ont été hébergés parfois dans des lieux confortables ou d’autres plutôt austères : des monastères bouddhistes, des logements improvisés et même un abri antiatomique. Ils ont marché sous des températures de 40 degrés à moins zéro et affronté tsunami, menaces de tremblement de terre et de typhon.
Aux Philippines ils ont rencontré des personnes sans abri, victimes des typhons. Ils ont rencontré les hibakushas – survivants des bombes Hiroshima-Nagasaki -, ainsi que des milliers de familles détruites par les guerres en Corée ou en Palestine. Ils ont visité de nombreux monuments dédiés aux millions de morts des guerres d’Europe ou d’Asie, des lieux où l’on a pratiqué la torture, ils se sont rendus aux frontières à conflit, entre l’Inde et le Pakistan, entre Israël et Palestine, dans les Balkans, entre les Etats-Unis et le Mexique. Ils ont vus des enfants qui travaillaient en Asie, en Afrique et en Amérique et des femmes maltraitées partout dans le monde.
Il nous est arrivé de tout, des moments plein de sens, des moments où la connexion avec les gens a permis de dépasser les différences de langues, de cultures, de races et de croyances, a déclaré De la Rubia, le coordinateur de Monde Sans Guerres à l’initiative de la Marche.
Gemma Suzara des Philippines a témoigné: Je m’en souviendrai toute ma vie. Et le méga symbole de la paix avec des milliers d’écoliers aux Philippines m’a amenée à penser que si réellement nous travaillons comme un seul corps et si nous croyons en nous-mêmes nous pouvons dépasser toutes les limites, quelles qu’elles soient.
L’hindoue Bhairavi Sagar, qui a parcouru l’Inde, l’Europe, l’Afrique et les Amériques a dit je suis née au pays du père de la Non-violence -Mahatma Gandhi- un homme qui a dédié toute sa vie pour que notre pays parvienne à la liberté et c’est grâce à lui qu’aujourd’hui je suis ici en tant qu’un être libre et sans chaîne. Maintenant c’est à mon tour de donner aux générations futures, de faire mon apport pour un monde où l’on puisse vivre dans la dignité et le bonheur.
L’anglais Tony Robinson qui a parcouru 30 pays a raconté sur un ton plus personnel : Au Japon nous avons rencontré les Hibakusha, les survivants à la bombe atomique. Une de ces personnes nous a dit « Merci, merci. Ce que vous faites est si important ! ». Je traduisais ses paroles tout en essayant de ne pas pleurer étant donné les forts sentiments d’empathie que je ressentais pour les terribles souffrances que cette femme avait vécues et la sensation de ne pas mériter ses remerciements.
Quant à Giorgio Schultze, porte-parole de la Marche pour l’Europe et membre de l’équipe Moyen-Orient et Balkans, il a dit : Nous sommes passés par le mur d’Israël en Palestine et à présent plus de 200 leaders ex-combattants du Fatah nous ont demandé de former une armée non-violente qui permette de communiquer, d’ouvrir les portes à la réconciliation et de commencer une nouvelle histoire de cohabitation pacifique entre palestiniens et juifs.
L’acte s’est terminé avec les paroles de Tomas Hirsch, le porte-parole de la Marche Mondiale en Amérique Latine qui s’est référé surtout au futur du Mouvement Humaniste. Pressenza publiera dans la section « opinion » le discours complet de Hirsch. Au coucher du soleil les montagnes retentirent des salutations de « paix, force et joie ».
jeudi 3 décembre 2009
mercredi 2 décembre 2009
mardi 1 décembre 2009
lundi 30 novembre 2009
Pour la paix dans le monde - La Côte d’Ivoire a marché
Démarré depuis le 2 octobre dernier à Wellington en Nouvelle Zélande, la Côte d’Ivoire a reçu la marche mondiale pour la paix et la non violence le samedi 28 novembre.
C’est à partir de 10 h que la procession est partie de la place Mahatma Ghandi du plateau en direction du Palais de la Culture où devait avoir lieu la cérémonie officielle. Pendant cette marche l’on pouvait noter la présence de plusieurs autorités administratives, politiques, militaires, et coutumières dont le ministre Sébastien Dano Djédjé, parrain de la marche, le Préfet de Grand Bassam et le général Guiai Bi Poin du CECOS. A 11h 40, c’est dans une ambiance carnavalesque, ponctuée de fanfares que la file des marcheurs est arrivée dans les locaux du Palais de la Culture. C’est la salle Lougah François et Ernesto Djédjé qui a été réservée pour recevoir tous les festivaliers. Elle a été le théâtre de plusieurs allocutions dont celle du ministre Dano Djédjé qui, entre temps s’était excusé pour répondre à des obligations liées à sa fonction. Pour l’étape ivoirienne de la marche mondiale pour la paix et la non violence, El Gardo Penez, représentant de Silo leader mondial de la non violence a effectué le déplacement depuis l’Argentine. Nombre d’organisations ont marqué de leur présence la cérémonie du Palais de la Culture qui consacrait la paix et la non violence. Il s’agit entre autres de l’UVICOCI, la FESACI, de la FESCI et bien d’autres. La cérémonie a pris fin aux environs de 15 heures après l’allocution de Sery Jean Bosco, président de la coordination nationale du mouvement humaniste.
C’est à partir de 10 h que la procession est partie de la place Mahatma Ghandi du plateau en direction du Palais de la Culture où devait avoir lieu la cérémonie officielle. Pendant cette marche l’on pouvait noter la présence de plusieurs autorités administratives, politiques, militaires, et coutumières dont le ministre Sébastien Dano Djédjé, parrain de la marche, le Préfet de Grand Bassam et le général Guiai Bi Poin du CECOS. A 11h 40, c’est dans une ambiance carnavalesque, ponctuée de fanfares que la file des marcheurs est arrivée dans les locaux du Palais de la Culture. C’est la salle Lougah François et Ernesto Djédjé qui a été réservée pour recevoir tous les festivaliers. Elle a été le théâtre de plusieurs allocutions dont celle du ministre Dano Djédjé qui, entre temps s’était excusé pour répondre à des obligations liées à sa fonction. Pour l’étape ivoirienne de la marche mondiale pour la paix et la non violence, El Gardo Penez, représentant de Silo leader mondial de la non violence a effectué le déplacement depuis l’Argentine. Nombre d’organisations ont marqué de leur présence la cérémonie du Palais de la Culture qui consacrait la paix et la non violence. Il s’agit entre autres de l’UVICOCI, la FESACI, de la FESCI et bien d’autres. La cérémonie a pris fin aux environs de 15 heures après l’allocution de Sery Jean Bosco, président de la coordination nationale du mouvement humaniste.
mardi 24 novembre 2009
Rencontre avec le Roi des EBRAH, Sa Majesté OWLA ASSEMIEN NOGBOU
Merci pour tout ce grand travail de représentation, Cela me fait tellement plaisir.
Pour nous les Roi, seuls les mouvements de Paix nous intéressent
C’est le comportement qu’il faut mettre au devant
Nous les Roi voulons plutôt ce type de mouvement, Il faut que ce moment soit connu, soit su.
Les politiciens ont essayé comme ils peuvent mais,il manquait l’aspect de purification. Car, c’est la chose la plus essentielle
Les politiques oublient la civilisation ce qui fait échouer leur volonté de paix, L’oubli de la tradition fait échouer la paix
Ce travail n’est pas simple, il faut mettre au devant la purification car, c’est le socle de toute action
La Paix vient des sages, Il nous faut la purification préalable.
N’oublions pas le système traditionnel qui est le socle de toute avancée
Il faut meubler ce courant de pensée qu’est le nouvel humanisme, c’est-à-dire de mettre en évidence l’idée d’humaniser la terre.
Pour nous les Roi, seuls les mouvements de Paix nous intéressent
C’est le comportement qu’il faut mettre au devant
Nous les Roi voulons plutôt ce type de mouvement, Il faut que ce moment soit connu, soit su.
Les politiciens ont essayé comme ils peuvent mais,il manquait l’aspect de purification. Car, c’est la chose la plus essentielle
Les politiques oublient la civilisation ce qui fait échouer leur volonté de paix, L’oubli de la tradition fait échouer la paix
Ce travail n’est pas simple, il faut mettre au devant la purification car, c’est le socle de toute action
La Paix vient des sages, Il nous faut la purification préalable.
N’oublions pas le système traditionnel qui est le socle de toute avancée
Il faut meubler ce courant de pensée qu’est le nouvel humanisme, c’est-à-dire de mettre en évidence l’idée d’humaniser la terre.
lundi 23 novembre 2009
LE SENS DE LA PAIX ET DE LA NON-VIOLENCE DANS LE MOMENT ACTUEL :LA MARCHE MONDIALE

Une marche parcourt le monde.
C'est La Marche pour la Paix et la Non-violence.
Je voudrais en parler brièvement devant ce forum en ma qualité de fondateur de l'Humanisme Universaliste et d'inspirateur de cette Marche. Celle-ci, à son tour, inspire et entraîne des initiatives variées et diverses activités, comme le parcours symbolique d'une équipe de quelques enthousiastes qui se déplaceront durant trois mois et traverseront de nombreux pays. Ils sont partis le 2 octobre à Wellington, en Nouvelle-Zélande et arriveront le 2 Janvier 2010 au pied du Mont Aconcagua à Punta de Vacas, entre l'Argentine et le Chili.
La Marche a été lancée lors du Symposium organisé par le Centre Mondial d'Études Humanistes, au Parc d'Étude et de Réflexion de Punta de Vacas le 15 novembre 2008, c'est-à-dire il y a un an, dans l'intention claire de faire prendre conscience de la dangereuse situation mondiale que nous traversons, situation marquée par la probabilité élevée de conflit nucléaire, par l'armement et par la violente occupation militaire de territoires.
Cette proposition de mobilisation sociale a été impulsée par le Mouvement Humaniste et ses organismes. En quelques mois, la Marche Mondiale a suscité l'adhésion de milliers de personnes, de groupes pacifistes et non-violents, de diverses institutions qui travaillent en faveur des Droits de l'Homme, de personnalités du monde de la science, de la culture et de la politique, tous et toutes sensibles à l'urgence du moment. Elle a également provoqué une énorme quantité d'initiatives dans plus de 100 pays, générant un phénomène de diversité culturelle en rapide croissance. Dans cet ordre d'idée, je dois vous communiquer qu'à l'équipe de base initiale, se sont ajoutés plusieurs tronçons ; l’un traverses plusieurs pays du Moyen-Orient ; l’autre se déplace en Amérique Centrale.
Nous savons bien que la situation actuelle est critique sous toutes les latitudes et qu'elle se caractérise par la pauvreté de vastes régions, par la confrontation entre les cultures, et par la violence et la discrimination qui contaminent la vie quotidienne de grands secteurs de la population. Aujourd'hui, il existe des conflits armés dans de nombreux endroits et simultanément une profonde crise du système financier international. À tout cela s'ajoute la menace nucléaire grandissante qui est, en définitive, la plus grande urgence du moment actuel. Elle représente une situation extrêmement complexe. Aux intérêts irresponsables des puissances nucléaires et à la folie des groupes violents qui peuvent avoir accès à du matériel nucléaire de dimensions réduites, nous devons ajouter le risque d'accidents qui pourraient faire éclater un conflit dévastateur.
Tout ce qui précède n'est pas une somme de crises particulières mais le cadre qui met en évidence l'échec global d'un système dont la méthodologie d'action est la violence et dont la valeur centrale est l'argent.
Pour éviter la catastrophe atomique qui semble menacer le monde dans un futur plus ou moins immédiat, nous devons travailler aujourd'hui même pour dépasser la violence sociale et personnelle, en même temps que nous exigeons :
1. Le désarmement nucléaire mondial
2. Le retrait immédiat des troupes qui envahissent les territoires occupés
3. La réduction progressive et proportionnelle des armements de destruction massive
4. La signature de traités de non agression entre pays
5. Le renoncement des gouvernements à utiliser les guerres comme moyen de résoudre les conflits.
Le plus urgent est de générer une conscience pour la paix et le désarmement. Mais il est également nécessaire de réveiller la conscience de la Non-violence active qui nous permette de rejeter non seulement la violence physique mais aussi toute forme de violence économique, raciale, psychologique, religieuse et sexuelle. Nous aspirons bien sûr à ce que cette nouvelle sensibilité puisse s'installer et ébranler les structures sociales, ouvrant le chemin à la future Nation Humaine Universelle.
La Marche Mondiale appelle toutes les personnes à joindre leurs efforts et à prendre en mains la responsabilité de changer notre monde, à dépasser la violence personnelle et, partant de son entourage le plus proche, à faire croître cette influence positive.
Durant ces trois mois, dans de nombreuses villes et villages, des marches, des festivals, des forums, des conférences et bien d'autres événements sont organisés pour créer cette conscience de la Paix et de la Non-violence. Et dans le monde entier, les campagnes d'adhésion à la Marche multiplient ce signal au-delà de ce que nous avions imaginé jusqu'alors.
Pour la première fois dans l'histoire, un événement de cette ampleur se met en marche à l'initiative des participants eux-mêmes. La véritable force de cette impulsion naît de l'acte simple de celui qui adhère en conscience à une cause digne et la partage avec d'autres.
Rafael de la Rubia a été désigné comme représentant de l'organisme humaniste "Monde sans Guerres" pour toute cette période de la Marche et jusqu'en janvier 2010 - date à laquelle se produira la restructuration du Mouvement Humaniste - ; il y a, de même, un porte-parole par continent : Michel Ussene, pour l'Afrique, Sudhir Gandotra pour l'Asie, Giorgio Schultze pour l'Europe, Tomás Hirsch pour l'Amérique latine et Chris Wells pour l'Amérique du Nord. Tous ont accepté la mission de recevoir des mains des prix Nobel de la Paix, lors de ce Sommet à Berlin, la "Charte pour un monde sans violence", s'engageant à la diffuser dans les pays par où la Marche Mondiale passe.
C'est précisément dans cette "Charte" que sont formulés les Principes auxquels peuvent souscrire les personnes de bonne volonté sous toutes les latitudes.
Sans m'étendre de manière exhaustive, je voudrais souligner le neuvième principe de la Charte qui dit : « Nous appelons les Nations Unies et leurs États membres à promouvoir la reconnaissance des diversités ethniques, culturelles et religieuses. La Règle d'Or d'un monde non-violent est : Traites les autres comme tu voudrais que les autres te traitent ».
Ce principe moral va au-delà de toute norme et de toute juridiction pour asseoir son domaine sur le terrain humain par le registre de reconnaissance commune qui dépasse tout calcul et toute spéculation.
Ce principe, connu depuis bien longtemps comme la "Règle d'Or" de la vie en commun, est un des treize principes qui sont considérés dans ce magnifique document qu'il est nécessaire de diffuser amplement.
Par ailleurs, nous ne pouvons laisser de côté certains thèmes qui permettent la compréhension de nos activités dans le domaine de la non-violence, car il est évident que la prévention négative envers nous est née et s'est développée en Amérique du Sud durant les luttes non-violentes soutenues contre les dictatures militaires. Il est très clair que la discrimination dont nous avons souffert dans les différents domaines est partie de la désinformation et de la diffamation systématique subies durant des décennies dans nos pays d'origine, comme l'Argentine et le Chili. Les dictatures et leurs organes de "désinformation" ont tissé leur réseau à l'époque où l'on interdisait, emprisonnait, déportait et assassinait nos militants. Encore aujourd'hui et sous différentes latitudes, on pourra retrouver la persécution que nous avons subie non seulement de la part des fascistes mais aussi de la part de secteurs "bien-pensants". Il faut observer qu'à mesure que nos activités progressent, de nombreuses personnes qui déclament la Paix, exigent notre silence en criant au scandale ou apostrophent tout groupe ou individu qui nous mentionne publiquement.
Si ces insultes appartiennent au passé, aujourd'hui on continue de dénigrer l'action non-violente en argumentant que rien ne pourra se faire au-delà des déclamations face aux "réels" puissants qui décident des situations du monde. Et pour donner quelques exemples, voyons quelques cas :
Le premier se réfère aux campagnes contre le Service Militaire effectuées par les Humanistes en Argentine il y a quelques années à peine.
À cette époque, on rétorquait qu'il était impossible de modifier cette loi à caractère obligatoire. Notons qu'après un an d'activités, un million et demie de signatures pour son abolition a été rassemblé pour son abolition ; ces signatures ont été rejetées sans justification. Alors, le Pouvoir Exécutif a fait de la publicité sur l'inconvenance de cette tentative qui "laisserait sans défense la Nation face aux possibles agressions des pays limitrophes". Cependant, l'opinion publique avait été sensibilisée si bien que, les médias s'en faisant l'écho, le débat (sans mentionner les auteurs du projet) est sorti au grand jour. La Présidence de la République a fini par signer le "décret d'annulation du service militaire obligatoire", pour le remplacer par le service militaire optionnel. Mais on argumenta, à cette occasion, que si une telle mesure était prise, c'est parce qu'un soldat était mort dans une caserne à cause des mauvais traitements reçus. Ainsi sont les choses mais il va de soi que la longue campagne et la mobilisation des humanistes pour que cette loi arbitraire soit enterrée n’a pas été inutile.
L'autre cas, plus récent, s'est produit en République Tchèque.
Le dénommé "bouclier spatial" était projeté depuis 2002 sans que la population en Tchéquie ni l'Union Européenne n’en aient été informées. En juin 2006, le Mouvement Humaniste s’est fait le promoteur d'une alliance entre organisations de la base sociale et celles de la base politique, en faisant savoir que 70 % de la population était contre. On demandait que ce projet ne soit pas réalisé étant donnée sa dangerosité, en même temps qu'on exigeait un référendum. Deux humanistes entamèrent une grève de la faim et la protestation a commencé à recevoir le soutien d'organisations pacifistes et non-violentes. Cette forme de protestation a duré un an, impliquant des artistes, des scientifiques et des maires. Finalement, la désapprobation s’est développée également au Parlement Européen. En mars 2009, le gouvernement s'est effondré par concours de divers facteurs mais la protestation populaire et l'opposition parlementaire avaient permis de différer la ratification du traité entre la République tchèque et les USA. En septembre 2009, Obama a renoncé au projet de bouclier spatial en Tchéquie et en Pologne.
Nous devons maintenant considérer deux thèmes encore non compris dans leur portée sociale.
Comme nous l'avons tous compris, les thèmes de l'écologie et la défense de l'environnement se sont installés dans nos sociétés. Bien que certains gouvernements et certains secteurs intéressés nient le danger qu'entraîne l'inattention à l'écosystème, tous se voient obligés à prendre des mesures progressives sous la pression des populations chaque jour plus soucieuses de la détérioration de notre maison commune. Même nos enfants sont chaque jour plus sensibles à ces dangers. Dans les centres d'éducation les plus élémentaires et dans les médias, on attire l’attention sur le sujet de la prévention de la détérioration et personne ne peut échapper à ces préoccupations.
Mais quant à la préoccupation par rapport à la violence, nous prenons un retard significatif. Je veux dire que la défense de la vie humaine et des droits de l'homme les plus élémentaires n'est pas encore installée au niveau général et global. On fait même l'apologie de la violence lorsqu'il s'agit d'argumenter sur la défense et plus encore sur "la défense préventive" contre de possibles agressions. Et l'on ne semble pas expérimenter l'horreur de la destruction massive de populations sans défense. C'est seulement lorsque la violence nous touche dans notre vie civile à travers des faits divers sanglants que nous nous alarmons, mais nous ne cessons de glorifier les mauvais exemples qui enveniment nos sociétés et nos enfants, et ce, depuis la plus tendre enfance.
Il est clair que ni l'idée, ni la sensibilité capables de provoquer un rejet profond et un dégoût moral qui nous éloigneraient des monstruosités de la violence dans ses différents degrés ne sont installées.
Pour notre part, nous ferons tous les efforts nécessaires pour que dans le milieu social les thèmes de la Paix et de la Non-violence entrent en vigueur et viendra le temps où ils susciteront des réactions individuelles et également massives. Ceci sera le moment d'un changement radical dans notre monde.
Pour finir cette brève intervention, j'aimerais revenir sur la Charte pour un monde sans violence, proposée par les Prix Nobel de la Paix et Organisations Nobel de la Paix, dans l'objectif d'impulser ses propositions au cours de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence. Nous serons très honorés de partager ses principes dans les actions concrètes de l'activité sociale qui, c'est certain, nous mettront en chemin vers ce nouveau monde que nous venons d’évoquer.
C'est tout, merci beaucoup.
Silo
Berlin, le 11 novembre 2009
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Silo Berlin
vendredi 20 novembre 2009
2000 élèves realisent un immense Signe de Paix à Gatineau

2000 élèves réalisent un immense Signe de Paix à Gatineau
Canada Gatineau | 20 Novembre 2009 04:51
A 9h30, deux milles élèves des écoles Bois Joli, de l'Odyssée, de l'Escalade ont marché jusqu'à l'école secondaire Nicolas-Gatineau et réalisé un immense «Signe de Paix» en chantant BATUCADA. Des souhaits de paix ont été proclamés par quelques élèves. Le tout s'est terminé par une envolée de colombes.
A 2h00, 800 à 900 élèves de trois autres écoles ont marchés et réalisé un grand signe de Paix avec chanson et envolée de colombes.
Plus de 9,000 élèves de la région de Gatineau, de la Commission scolaire des Draveurs participeront à des activités dans le cadre de la Marche mondiale pour la paix et la non-violence au cours des prochains jours.
jeudi 19 novembre 2009
Le plus grand drapeau pour la paix dans le monde

Un drapeau pour la paix, le plus grand du monde, a été fabriqué par un groupe de jeunes de Gpace avec presque 1000m2 de tissu. L’ensemble multicolore a été déplié samedi dernier, le 14 novembre, sur la belle place du Dôme (Piazza Duomo) à Lecce, en Italie. Cet événement faisait partie de la campagne « More Fun No More War » qui condamne la terrible réalité des enfants soldats.
500 jeunes du groupe Gpace-Giovani per la Pace (Les Jeunes pour la Paix) ont fabriqué le plus grand drapeau de paix du monde (21 mètres de large sur 40 mètres de long), recouvrant entièrement la place du Dôme à Lecce.
Les jeunes de Gpace, qui portaient des T-shirts qu’ils avaient décorés eux-mêmes avec des images et des slogans de paix, ont invité tous les passants à venir voir ce gigantesque drapeau et à compléter l’œuvre en y laissant leur propre marque. Des centaines d’enfants, jeunes et adultes ont signé, dessiné ou écrit sur le tissu coloré que les adolescents de Lecce ont créé pour communiquer au monde leur désir ardent de paix.
Cette initiative faisait partie de la campagne “More Fun No More War” qui condamne la terrible réalité des enfants soldats. « Nous l’avons réalisé pour envoyer un message très clair aux pays en conflits, en Afrique et sur les autres continents, où les enfants et adolescents souffrent encore d’abus et sont utilisés en tant que soldats ou tueurs-kamikaze.
Photo Gallery : http://picasaweb.google.es/imagenpressenzaspain/14NovembreLecceGianfrancoRotondo#
Pour plus d’information: www.gpace.net
mercredi 18 novembre 2009
RENCONTRE AVEC LE PCA DU BURIDA
GADJI CELI le PCA du BURIDA et Président de l'URNARTCI à donné son message de paix et exhorte toute la population à s'engager dans la chose de la Paix et de la Non-violence.il invite toute la population à se rendre massivement le samedi 28 Octobre 2009 à 9h30 au palais de la culture pour participer à cette célébration pour la Paix et la Non-violence organisé par le Mouvement humaniste.
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